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Bruno Axel, la musique ou le dévoilement de soi

Interview de Bruno Axel     14 mars 2012
Propos recueillis par Gonzague Leroux – Temps de lecture : 2 mn

Bruno Axel, violoniste, chef d'orchestre et compositeur espagnol de 31 ans de passage à New York, nous introduit à sa vision de la vie et de la musique. Alors qu’en Europe, de nombreux voyants économiques sont au rouge et particulièrement en Espagne avec plus de 20 % de chômage, Bruno Axel engage la conversation ainsi : « Je suis un rêveur mais toujours réaliste. En tant que personne, je veux être heureux. Je n’ai pas besoin d’être célèbre. J’aimerais être un très bon artiste, non pas en terme de succès ou de célébrité, mais juste un très bon artiste. »

Quel artiste vous inspire le plus ?

J'admire Léonard de Vinci. Il est un artiste complet et universel. Il avait une façon d’être et de penser avec une très grande curiosité et ouverture. Il réfléchissait dans toutes les directions possibles et ainsi sa pensée devint riche et féconde. C’était un futuriste, un innovateur.
Il  s’agit pour moi de toujours garder cette ouverture même si parfois j’ai l’impression d’être bloqué, de ne pas trouver le chemin… il me faut toujours continuer à avancer.

Comment jouez-vous  ?

Je veux être moi-même quand je fais de la musique. Le plus gros problème de l’homme est qu’il ne se connaît pas lui-même. Nous vivons dans un monde d’apparences, nous avons tous un masque. La musique m’aide à être une personne, à être moi-même et trouver la liberté. Quand je joue, je suis moi-même, je n’ai plus de masque.

Avez-vous peur de jouer ?

Quand je joue, j’expose au public l’aspect le plus profond de ma personnalité. Je donne ce que j’ai en moi-même et il n’est pas possible de mentir. En jouant, j’apprends aussi qui je suis, je me découvre à moi-même.
De temps en temps, je joue dans le métro ou la rue pour avoir un vrai contact avec le public. Il m’arrive de recevoir de l’argent de sans-abris ce qui est très touchant. Ils donnent cet argent car ils sont touchés. Une fois, un sans-abri a même crié dans le métro aux personnes sur le quai : « Ecoutez cette musique comme elle est vraie. »

Site de Bruno Axel

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