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André Magne est professeur de mathématiques et responsable de cycle au Cours Maintenon à Hyères (Var). Il est aussi spécialiste du Linceul de Turin sur lequel il donne de nombreuses conférences. Entrevue. 

Démonstration des propriétés holographiques du suaire selon les recherches de Petrus Soons.

 

Comment est née votre passion pour le Saint Suaire ?

Mon père possède beaucoup de livres sur le Linceul de Turin et s’y est lui aussi intéressé. C’est donc certainement là le point de départ de mon intérêt pour le sujet. J’ai eu la chance d’assister aussi à un exposé dessus. C’est à ce moment-là que j’ai eu envie d’approfondir mes connaissances afin de le présenter et de l’expliquer à mes élèves. En tant que professeur de mathématiques, je suis très intéressé par ce qui est énigmatique, les problèmes, les probabilités, etc.

Le Linceul est une merveille archéologique et une véritable énigme scientifique. Il déclenche les passions et il interpelle n’importe quelle personne, athée ou croyante. A présent, il est scientifiquement certain qu’il est « acheiropoïète », c'est-à-dire « non fait de main d’homme ». L’hypothèse d’un faussaire génial du Moyen-âge ne tient absolument plus.

Quelles sont les dernières découvertes autour du Linceul de Turin ?

La dernière découverte (à prendre avec des pincettes pour l’instant) est attribuée à Petrus Soons : l’image du Linceul possèderait des propriétés holographiques. Son travail est remarquable sur le sujet.

Nous savions déjà que le Linceul comportait des données encryptées permettant la mise en évidence d’une image tridimensionnelle. Comprenez bien : rien que cette révélation là est stupéfiante, extraordinaire : chaque point sombre et clair traduit une information sur la profondeur du sujet, une information sur la distance qui sépare le corps du linge.

Vous êtes professeur de mathématiques. En tant que scientifique, qu’est-ce qui vous fascine le plus dans le Linceul de Turin ?

En plus de l’information 3D contenue dans le Linceul, je suis fasciné par ce fameux phénomène de l’IRSC (Impression-Retrait Sans Contact).

Personne ne peut expliquer comment le corps s’est retiré du tissu : il n’y a aucune trace d’arrachement des fibrilles de lin et des fibrines de sang. Les caillots sanguins sont intacts, servant presque de scellés. Aucune trace non plus de décomposition du corps : à partir des lois connues sur la coagulation sanguine, le contact entre le corps et le linge se serait produit de deux à trois heures après la mort et aurait dû durer entre 36 et 40 heures. Le corps s’est ensuite « évaporé » avant qu’il y ait putréfaction et sans que l’on puisse dire comment.

Enfin, pour qu’il y ait un négatif photographique (il s’agit même d’un négatif magnétique), cela suppose une source de lumière quelque part (dans un tombeau ?!). Et lorsque vous regardez la disposition du corps enveloppé dans le linge, il semble que cette « lumière » vienne de l’intérieur du Linceul, c'est-à-dire du cadavre lui-même, et qu’il y a alors impression de l’image sur les deux faces. C’est inexplicable scientifiquement… en tout cas avec les moyens actuels dont on dispose.

2000 ans après Jésus-Christ, le Linceul de Turin est-il une preuve de la Passion et de la Résurrection du Christ ?

Le Linceul de Turin est un rappel de la Passion du Christ. L’un de ses surnoms est d’ailleurs « Le Cinquième Evangile » car on peut y lire tous les détails de la Passion du Christ. Le Linceul a tout enregistré : les coups de bâton, l’arrachement de la barbe, la flagellation, le casque d’épines, le portement de la croix, les chutes, la crucifixion, la blessure post-mortem du côté, les genoux non brisés. Entre parenthèses, avec tous ces détails si spécifiques, le directeur du Centre International du Linceul de Turin, Bruno Barberis, a montré, calculs à l’appui, qu’il y avait une chance sur deux cents milliards qu’il s’agisse d’un autre crucifié que le Christ.

Le Linceul de Turin est un signe merveilleux de l’espérance chrétienne. Enlevez la Résurrection et il ne restera plus rien de votre foi en Jésus. Or cette image formée sur ce tissu de lin redonne un élan d’espoir fou pour le chrétien : il donne des raisons concrètes d’espérer. Votre foi, basée sur le témoignage des Apôtres et sur votre rencontre personnelle avec le Christ, se retrouve confortée et affermie par ce signe.

Ce linge montre aussi qu’il n’y a pas une once de mensonge dans les Evangiles : les Apôtres ont rapporté exactement ce qu’ils ont vu de la Passion et de la Résurrection du Christ.

Alors, à votre question « Le Linceul est-il une preuve de la Passion et de la Résurrection du Christ ? », je n’aurais pas la prétention de répondre oui ou non. Mais ce que je peux vous dire, c’est que si vous êtes chrétien, le Linceul est une très bonne raison d’être joyeux, de croire et d’espérer.

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