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L’Allemagne en deuil : les mots du président empreints de compassion

Joachim Gauck, président de la République Fédérale d’Allemagne s’est rendu à Haltern, ville endeuillée après la mort des 16 collégiens dans la catastrophe aérienne du 24 mars dernier. Après l’office religieux, en des mots profonds et délicats, il offrait la seule réponse véritablement humaine face à une telle situation.  
 

"Je suis venu à l’église au milieu des personnes qui ont perdu ce qu’ils avaient de plus chers. L’enfant unique, une personne aimée. Je voulais pleurer avec eux. Je suis conscient que nous ne pourrons pas réparer une telle perte. Personne sur cette terre n’en a le pouvoir. Mais tandis que nous restons ensemble, quelque chose d’un prix tout aussi infini apporte une réponse au drame, c’est à dire, une chaine de pitié et de compassion[1].

Dans une situation de si grande détresse, on sent que l’on vit dans une société composée d’êtres humains et pas seulement d’êtres qui remplissent des fonctions. Et c’est cela que je voulais confirmer, je voulais être une part de cette précieuse chaine qui relie les gens entre eux, afin de ne pas laisser les autres dans la détresse et les catastrophes.

Je voulais aussi adresser mes remerciements à tous ceux qui ont apporté leur aide et qui ont accompagné les personnes. Bien évidemment, nous pensons également aux morts d’Espagne, des autres pays et des autres villes allemandes. J’ai également remercié l’ambassadeur de France et d’Espagne, qui nous ont fait savoir qu’ils prennent part à notre souffrance."

 

Lire le texte original sur le site officiel du Bundespräsident.  

 


[1] Le président utilise les mots de "Mittleid" (la pitié) et "Mittrauer" (la compassion, pleurer avec, le deuil partagé).

 

 

 

 

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1 Commentaire

  1. Bruno ANEL
    Bruno ANEL

    Joachim Gauk ,ancien  pasteur luthérien, avait déja su trouver les mots et les gestes qu'il fallait à Oradour sur Glane en juin 2014.