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L’éducation aux droits de l’homme dans des environnements non-formels

d'Apolline Bergier     27 mars 2012
Education, Droits de l'Homme, ONU, Temps de lecture : 3 mn

L’éducation aux droits de l’homme est un sujet d’actualité qui mobilise ou tout du moins suscite l’intérêt de nombreux Etats et ONG présents à l’ONU, surtout depuis l’adoption par les Nations Unies, en décembre 2011, d’une Déclaration sur l’éducation aux droits de l’homme.


©Points-Coeur

Vendredi 16 mars, Points-Cœur organisait et modérait à l’ONU[1] une table ronde sur « l’éducation aux droits de l’homme dans des environnements non-formels ».
L’objectif de cet événement  était de montrer dans quelle mesure on peut éveiller et éduquer l’homme à ses droits fondamentaux et à ses responsabilités à l’égard d’autrui, autrement qu’à travers le système classique d’apprentissage scolaire et universitaire.
Cette table ronde est apparue comme une humble réponse à l’abime existant entre la volonté des Nations Unies de répandre une culture universelle des droits de l’homme et les violations récurrentes de ces droits dans le monde entier.

Conscient du chemin à parcourir, Points-Cœur a cherché, par cette table ronde, à mettre en lumière plusieurs initiatives éducatives positives et fécondes qui existent déjà et sont appelées à devenir source d’inspiration et d’émerveillement pour chacun.
Six intervenants sont venus témoigner de leurs projets d’éducation aux droits de l’homme à travers l’usage des arts, des médias sociaux, du sport, du jeu ou encore du dialogue interculturel. Parmi eux, Asmae Fahoum et André-Marc Huwyler,  étrangers au monde onusien et aux discours, sont venus courageusement porter leurs expériences à l’ONU.

Asmae venait évoquer le rôle du théâtre social[2] auprès des personnes vulnérables. L’idée est que la pratique du théâtre vient redonner aux détenus, aux personnes handicapées ou encore aux jeunes en situation d’errance, leur dignité et une valeur à leur parole. La culture n’est alors plus un monde à part mais une expérience accessible.

Quant à André-Marc, luthier de l’orchestre juvénile NEOJIBA[3], implanté au Brésil, il venait en tant que porte-parole de ce projet qui implique à ce jour des centaines d’enfants et de jeunes venant de tous les segments de la société[4].
Par un apprentissage d’excellence de la pratique orchestrale, ces jeunes sont éveillés au sens du travail rigoureux, à la reconnaissance des talents des autres et des leurs et à une recherche collective du beau et du bien commun.
Les familles et toute la communauté qui entourent ces enfants sont, elles aussi, entraînées dans l’aventure et touchées par les valeurs que propose le projet NEOJIBA.

Si Points-Cœur a choisi de s’intéresser aux formes d’éducation non-formelle, c’est parce que  la mission Points-Cœur en est-elle même une. L’éducation non-formelle se veut concrète et pleinement ancrée dans la réalité. Elle tend à développer l’intelligence et le cœur de l’homme par l’usage de moyens attrayants, vivants et valorisants[5]. Enfin, cette forme d’éducation se veut accessible aux plus vulnérables et aux plus pauvres.


[1] Points-Cœur aux Nations-Unies : http://un.heartshome.org

 

 

[2] Activités de théâtre social : http://theatreinstantpresent.org/

 

 

[5] « L’éducation est l’aventure la plus fascinante et difficile de la vie. Eduquer – du latin educere – signifie conduire hors de soi pour introduire à la réalité, vers une plénitude qui fait grandir la personne ». Benoit XVI

 

 

 

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1 Commentaire

  1. Laetitia Benetti

    Deux enfants de la Fazenda do Natal, animé par Point Coeur au Brésil, participent au projet Neogiba. Hier l'un d'entre eux, Marcos (11 ans) est venu m'annoncer avec  fierté qu'il devient prof des nouveaux arrivés de cette année. A travers notre expérience, je constate combien ce projet fait vraiment grandir la personne de l'enfant.