Home > Politique > Lettre à Nicolas SARKOZY

de Christophe Grenier      10 avril 2012

Monsieur le Président,

Vous serez surpris de recevoir ce message d’un catholique bien évidemment attaché aux questions d’éthique, à la défense de la vie, mais pas seulement. Il n’a d’autre finalité que celle de faire écho à trois points extraits de vos nombreuses interventions qui ont particulièrement retenu mon attention.

1.    L’équilibre concernant la question de la laïcité.
Prenant en compte avec sérieux et estime le fait religieux quel qu’il soit, vous contribuez à apaiser bien des souffrances du passé et servez à ce titre le lien social de notre pays. Vos vœux de 2011 aux représentants religieux [1] après l’attentat dans une église copte en Egypte sont extrêmement parlants.

2.    La remise en valeur de la liberté et de la responsabilité personnelle
Après les évènements tragiques de Toulouse dont nous nous sommes tous sentis victimes aux côtés de ces pauvres parents juifs, je tenais à vous remercier d’avoir réaffirmé contre vents et marées la responsabilité personnelle de l’agresseur. Merci de n’avoir pas réduit ces actes monstrueux à ceux d’un individu sans liberté, simplement victime de déterminismes sociaux, familiaux, religieux ou culturels. Au cœur du débat parfois nauséabond, vous avez réintroduit le rappel clair de la dignité inaliénable de l'homme qui inclut cette capacité de choix, d’autodétermination pour le bien ou pour le mal. Egalement le besoin d’être éduqué à fonder ses choix.

3.    La question du bonheur et de la réalisation de soi
Votre discours aux jeunes m’a fait l’effet d’une bouffée d'air. Pour la première fois depuis des années, des questions aussi cruciales que celles du sens, du bonheur, de la réalisation de soi ont été abordées en politique. La figure du Président n’en sort que grandie, sa tâche ne pouvant se limiter aux prévisions budgétaires et à leur mise en œuvre. Voir des milliers de jeunes vibrer au rappel de leur histoire commune, et surtout à l’évocation de leur responsabilité personnelle, cela représente une victoire en soi, indépendamment du résultat même de l'élection.  "Jeunes de France, faites quelque chose de votre vie !" [2].

En vous adressant mes vœux de Pâques ainsi qu'à votre épouse Carla qui, comme italienne, doit parfois être surprise par la violence verbale et intellectuelle de notre petit monde politique français (!), je vous redis, sans prétention aucune, ma reconnaissance pour votre souci de faire évoluer la politique, dans le grand sens de la parole, sans rien censurer des questions bien réelles et parfois taboues de la vie des Français, de leurs aspirations.

 

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23 Commentaires

  1. Marguerite G.C

    Monsieur, 
    Je ne suis pas une fanatique béate de N.S. (par exemple, j'étais et je reste sceptique sur l'intérêt de l'intervention en Lybie, même si elle a été une "réussite" pour notre armée); mais votre lettre me remplit de joie. Enfin, quelqu'un qui ne hurle pas avec les loups : les critiques de Nicolas Sarkozy sont excessives, méchantes et elles ne sont en tout cas pas courageuses. Merci pour tout ce que vous dîtes : j'y souscris entièrement ! Je vais transmettre ce texte auprès des miens.
     

  2. Gérard Gösser

    Merci pour cette lettre à Sarkozy qui montre les vrais enjeux de la campagne. Jean-Paul II a toujours enseigné que le développement d'une société ne dépend pas premièrement de la sphère politique ou économique mais de la culture. Celle-ci favorise l'unité dans la différence et propose un bien commun où la personne est au centre. Les débats de la campagne actuelle se limitent souvent à des effets d'images (prise de la Bastille par Mélanchon) à des attaques personnelles et à des promesses électorales. Nicolas Sarkozy a le mérite d'indiquer les vrais enjeux de la vie politique : la culture se définit d'abord par la recherche commune d'un sens pour lequel il vaut la peine de vivre ensemble, de travailler, de construire. Oser aborder une question si sensible et apparemment si impopulaire permet de remettre la culture au centre du débat politique. Jean-Paul II a aussi farouchement défendu  la liberté individuelle et la subsidiarité, car c'est par sa créativité que l'homme devient un sujet de culture. Enfin la culture permet à l'homme de briser la solitude car elle protège la liberté des "corps intermédiaires"  (la famille, les associations, les mouvements) contre l'hégémonie d'un état qui se pose en interlocuteur et protecteur unique d'individus isolés.

  3. Jérôme Fontaine

    Merci pour votre lettre. Je suis étonné de votre liberté en ces temps où il ne fait pas bon remercier un homme politique! J'ai lu récemment une lettre éclairante de Monseigneur Rey évêque de Toulon faisant part de critères de choix afin de nous éclairer sur le prochain vote http://www.diocese-frejus-toulon.com/A-l-approche-des-elections.html Même s'il me semble que ces points rétrécissent un peu ce que l'on attend d'un chef d'Etat dans l'ensemble de sa fonction, le programme de Nicolas Sarkozy est l'unique répondant à ceux-ci. Jérôme Fontaine

  4. Bruno ANEL
    Bruno ANEL

    On peut trouver certaines qualités à Nicolas Sarkozy et à sa politique. Personnellement, j'ai plutôt tendance à lui decerner un blâme que des félicitations : pour le million de chômeurs en plus; pour les sans-abris qu'il s'était engagé à loger; pour la dette accrue avant la crise; pour la gifle donnée à tous les jeunes sans emploi en voulant "caser" son fils à la tête d'un établissement public ; pour le "paquet fiscal" sensé nous mettre à l'abri des remous extérieurs (!); pour la stigmatisation des Roms; pour l'Europe en panne; pour sa pratique hyper-monarchique  du pouvoir, trés au-delà de ce que lui accorde la Constitution.

  5. Pierre Fische

    Réponse à Jérôme Fontaine: j'ai été voir votre link. C'est intéressant, mais c'est toujours des critères et des critères qui nous sont donnés, des valeurs et des valeurs qui sont rabâchées. Assez de cette sauce cléricale de basse qualité ! Qui osera dire franchement, parmi les évêques quel est le candidat de son choix, celui qui ferait le moins pire président de la République ? Par pitié, DES NOMS SVP !!    

  6. Pierre Duhaut

    Personne ne parle de Hollande, à croire que tous les chrétiens sont de droite. De toute façon, c'est perdu pour Sarkozy. Comme l'a compris très tôt Hollande, l'important, ce ne sont pas les idées, c'est la victoire. C'est son programme, et il va s'y tenir. Rendez-vous le 06 mais avec vos mouchoirs. Heureusement, il y a d'autres catholiques que vous qui seront dans les rues pour célébrer la victoire, la fête digne de mai 1981 ! Je suis sûr que même certains de vos évêques préfèrent François Hollande.    

    1. Roman

      Comment peut on voter Hollande et se dire Catholique ? Sachant qu'une grande partie de son programme  est contraire aux valeurs proner par l'eglise, notamment au niveau du respect de la vie , de la dignitie humaine ( Avortement , euthanasie , mariage homosexuel) 

  7. Henri Gouffier

    Réponse à Pierre Duhaut: La victoire, l'alternance pour unique programme, ça fait court. Par contre, vous avez raison, beaucoup de catholiques vont voter Hollande, ça me désespère, c'est complètement sentimental. Toujours cette idée funèbre que le coeur est à gauche… Quel simplisme, quelle escroquerie intellectuelle. Le coeur de gauche, ça va justifier l'euthanasie, la facilitation et les remboursements à tout crin de l'avortement comme moyen contraceptif, le mariage des Gays et l'adoption par les couples homosexuels, j'en passe et des meilleurs. Bref, avec dix ans de retard, nous allons imiter l'Espagne qui elle est en train d'en revenir après s'être fait briser son âme, sa culture, sans parler de son économie…     

  8. Claire Braque

    J'ai hésité à ouvrir cette lettre car j'ai la nausée de Sarkozy ces temps-ci, ses mimiques, ses tics. Pourtant, il faut reconnaître que certains de ses discours sont clairvoyants. Une fois de plus je vais voter par défaut… A quand un candidat que je choisirai pour lui-même ? A quand une nouvelle génération de politique, des gens compétents qui savent penser plus que calculer, agir plutôt que réagir ?  

  9. Personnellement, je pense que Nicolas Sarkosi a certaines qualités, malgrè l'acharnement médiatique, il sait parfois faire preuve d'un certain courage,et même à l'occasion d'honeteté intellectuelle, cependant ! je ne crois pas que le bonheur qu'il propose soit vrai s'il s'agit uniquement d'enrichissements personnels, comme il a réussi à le faire admettre dans notre culture… Je ne crois pas non plus que miser sur la paranoia générale de la sécurité soit un facteur de bonheur, ni l'exasperations des tentions sociales… Je ne crois plus à un modèle économique qui n'a d'autre choix que la croissance, autrement dit la saturation de biens matériels au détriment de l'environement, et même de l'humain dans son ensemble. je ne crois pas non plus qu'un chrétien doit être de droite, même pour des convictions étiques qu'on n' arrive plus à imposer. Celles ci relèvent à mon humble avis, de la conscience et de la liberté personnelle, et ne devraient pas dépendre de lois.  

  10. Henri-Pierre Fromentin

    Une fois de plus, la politique ne fait que diviser. Pas moyen de s'entendre sur quoi que ce soit, c'est peine perdue. Je voterai MLP, c'est la moins faux-cul du lot. Elle dit vraiment ce qu'elle pense.  

  11. Hélène Dumont

    Pourquoi dîtes-vous cela: la politique ne fait que diviser. C'est le cas si personne ne fait l'effort de reconnaître ce qui est vrai, ce qui est juste. Au moins, cette lettre force à faire un jugement, à se positionner. Si nous réagissons tous à ce blog, et pour beaucoup d'entre nous, amis de Points-Cœur, c'est bien que la politique nous intéresse. Moi, j'ai apprécié cette lettre, je le dis franchement. J'ai besoin de me faire mon opinion, de réfléchir, pas seulement de dénigrer, de caricaturer.  

  12. guillaume

    Loin d'être un globe trotter, j'ai tout de même la chance de pouvoir cotoyer ou du moins échanger régulièrement avec de nombreux étrangers,scandinaves pour la plupart. Gages semble t-il d'une certaine "tempérance" et souvent cités comme référence pour ce qui est de leur modèle social par nos hommes politiques de tout bord.  Combien sont-ils aujourd'hui à s'inquiéter de la possible arrivée au pouvoir de François Hollande? Et si leurs doutes ne s'expriment pas d'une manière brutale, troublés qu'ils sont par un pays dont ils ne comprendront jamais le fonctionnement, il y a toujours une certaine ironie derrière leurs propos au vu du gâchis probable et du repli sur soi proposé par le camp socialiste.
    Quant à certains propos relatés plus haut, je suis toujours surpris par la virulence des opposants au président. Il ya quelques jours, j'ai tenté d'échanger avec certains de mes collègues et de comprendre quelles étaient les raisons qui les poussaient à voter Hollande. Naïvement, je m'attendais à un débat passionné, mais quelle ne fut pas ma surprise de voir la discussion s'écourter après quelques secondes. L'un d'entre eux eut tout de même le temps de me glisser que c'était le rêve proposé par FH qui l'avait convaincu. Etrange notion du rêve non?
    Merci Christophe pour cet article et cette opportunité de débattre. C'est surtout le point 3 de votre article qui m'a plu. Travaillant dans un cabinet de conseil RH, on y reçoit tant de "jeunes professionnels" diplômés pourtant des meilleures écoles d'ingénieurs ou de commerce, et qui ont tellement peur de se frotter au monde, à l'autre, à la Vie. Je ne suis pas sûr que le modèle socialiste contribue à donner à ces brillant intellectuels une colonne vertébrale et une réelle soif de Victoire…
     
     

  13. Arnaud Guillaume

    Monsieur Grenier, Merci beaucoup pour cet article qui nous change un peu de ce "politiquement correct" accablant Nicolas Sarkozy de tous les maux dont notre pays souffre aujourd'hui. Il est facile de trouver des défauts à un président sans cesse sous le feu des médias Plus difficile est de ne pas crier avec les loups, d'essayer de juger plus sereinement le bilan de notre président, de reprendre ses déclarations, d'en reconstituer le fil rouge. Merci pour ce travail d'analyse. Amicalement, Arnaud Guillaume   

  14. Bruno ANEL
    Bruno ANEL

    Pour ma part, je trouve que le "politiquement correct " dans les milieux catholiques se traduit par un sarkozysme tempéré mais dominant. Le politiquement correct, c'est généralement l'opinion qu'on prête à l'autre: un concept commode et creux, qui donne une posture à celui qui l'emploie. Il faut un peu de variété. En démocratie, l'alternance est a priori souhaitable, car elle permet à tous les courants de se confronter aux réalités du pouvoir. Si une part importante de la population reste dans la minorité trop longtemps, elle devient perméable à la démagogie, façon Mélanchon. Je n'ai pas l'intention de voter Hollande, à cause de l'euthanasie. Mais son élection n'aurait rien de catastrophique: c'est un homme responsable, plus pondéré que Nicolas Sarkozy dont l'action a été faite de beaucoup d'aller-retours.

  15. Claire Fortin

    D'accord avec vous, Hélène Dumont : la politique ne divise personne, c'est nous qui nous divisons nous-mêmes !
    Merci pour l'objectivité de cet article. J'ai été étonnée aussi des critiques toujours aussi impitoyables sur NS. Personne n'a dit qu'il était parfait, il ne s'agit pas de le canoniser, simplement de reconnaître ce qu'il a fait (j'ai lu les deux discours cités, on ne peut y nier l'équilibre, le courage et l'énergie qui s'y font sentir).
    L'Etat n'est pas là pour trouver des solutions à tous les problèmes (ce serait avoir une bien pauvre idée de la vie !), la notion de "l'Etat-Providence" est fondamentalement anti-chrétienne (et elle le porte dans son nom même), niant la liberté individuelle et imposant un ordre social arbitraire.
    Le Christ nous montre au contraire que le salut vient de l'amitié, des relations personnelles, et que cela se fait nécessairement à petite échelle. L'Etat est là pour protéger, favoriser et encourager ces relations, pas pour les remplacer par un paternalisme déshumanisant.
     

  16. Pierre L.

    Réponse à Bruno Anel : J'ai été sur Google pour savoir qui se cachait derrière Bruno Anel. J'ai découvert que vous étiez diacre de l'Eglise catholique. C'est bien cela ? N'êtes-vous pas tenu à un devoir de réserve en matière politique ?
    Surtout, comment pouvez-vous affirmer sans scrupules (je vous cite) : "Je n'ai pas l'intention de voter Hollande, à cause de l'euthanasie. Mais son élection n'aurait rien de catastrophique." Vous allez dans le sens opposé de votre hiérarchie. Pour rappel, critères pour le vote des évêques de France:
    – la protection de la vie à toutes ses étapes, du premier moment de sa conception jusqu'à sa mort naturelle ;
    – la reconnaissance et la promotion de la structure naturelle de la famille – comme union entre un homme et une femme fondée sur le mariage – et sa défense contre des tentatives de la rendre juridiquement équivalente à des formes d'union radicalement différentes qui, en réalité, lui portent préjudice et contribuent à sa déstabilisation, en obscurcissant son caractère spécifique et son rôle social irremplaçable ;
    – la protection du droit des parents d'éduquer leurs enfants.
    Et selon vous, l'élection de Hollande ne serait pas catastrophique ? Comme diacre, vous engagez plus que votre opinion personnelle. L'oubliez-vous ?
     

  17. Céline

    L'appartenance à l'Eglise a des conséquences sur toutes notre vie, engage à convertir toute notre vie, y compris notre vie citoyenne et politique. Il est étonnant de lire : "Je n'ai pas l'intention de voter Hollande, à cause de l'euthanasie. Mais son élection n'aurait rien de catastrophique: c'est un homme responsable…"
    Serais-je la seule à y voir une contradiction ?

  18. Bruno ANEL
    Bruno ANEL

    Merci du rappel, ça m'avait échappé. Non, les diacres ne sont pas astreints au devoir de réserve, parce nombre d'entre eux sont issus du laïcat engagé: certains sont maires ,conseillers municipaux; il y a même un préfet diacre. J'ai bien émis une réserve de taille concernant François Hollande: elle touche au respect de la vie humaine.Les deux autres critères que vous mentionnez ne sont pas du même ordre. Mais il y a d'autres points à prendre en compte dans les critères donnés par Mgr Vingtrois, et vous les oubliez: je pense en particularité à la lutte contre la précarité. Le pape Léon XIII s'est exprimé sur le sujet il y a plus de cent ans, en disant qu'on ne pouvait avoir une vie spirituelle si on avait pas des conditions de vie décentes. Merci de ne pas nous refaire le coup de 1981: si Mitterrand était élu, les chars soviétiques seraient rapidement à Paris.

  19. Tabitha

    Diable ! voilà une lettre qui donne à penser que NS est un homme complet, doté d'une épouse -modèle, avec une idée de la Politique hautement cohérente et qui est donc digne d'être réélu sans piper !!!!
    C'est bluffant , tout simplement bluffant ! 
    Mais au fond, c'est sur des jugements comme celui-ci que les politiques de tous bords comptent pour être élus ou réélus.
    Si je conçois fort bien qu'on puisse parler comme Mr Grenier, avec un air de dominer le marécage dans lequel ses concitoyens s'enlisent, je revendique hautement le droit d'être plus pugnace et de dire des choses parfois fortes, et même dures, car je fais partie de ceux qui ne se retrouvent dans aucun des points évoqués dans cette lettre et qui, pour dire le mot, n'ont plus aucune confiance dans ce personnage.
    Je suis sidéré que des gens d'âge certain parmi mes amis, qui sont allés l'écouter dans un meeting, aient pu être réjouis par ce qu'ils ont entendu : discours ferme, sens de ce qu'il faut faire désormais etc.. etc… 
    Comment ne pas lui opposer cette simple question "Pourquoi, ô Nicolas, n'avoir pas fait tout çà pendant ton quinquennat? " (avec une bonne rime, en sus ….)
    Comment peut-on se laisser piéger par des promesses électorales énoncées sans vergogne à 1 mois du scrutin ??? 
    Et pourtant je vais voter pour lui, et cette fois dès le premier tour !!!! car en face, c'est encore pire !
    Et surtout sur un point qui me semble hautement symbolique de l'avenir à quelques années : celui de la liberté scolaire.
    L'école hors contrat me semble être la seule voie possible pour restaurer une capacité de formation de la jeunesse, une véritable "education" au sens étymologique du terme.
    FH n'a pas caché ses intentions dans ce domaine et si on partage l'idée que la faillite du système scolaire est pour une grande part responsable de bien des problèmes de société, on ne peut songer accorder le moindre crédit à ce type.
    Certes, la partie ne sera pas gagnée pour autant si c'est encore NS aux commandes ! car au sein de la nébuleuse UMP, il y en a un certain nombre qui sont toxiques sur le sujet !!! mais enfin, on peut espérer   que le lobbying paiera !

    1. Céline

      Tabitha, d'accord avec vous sur certains points, notamment celui de l'éducation, mais une question tout de même : en quoi ne vous retrouvez-vous dans aucun des trois points évoqués dans l'article ? Ils sont pourtant objectifs.
      Quant au quinquennat de NS, il est loin d'être aussi catastrophique que certains voudraient le faire croire, malgré des erreurs et des maladresses que l'on peut toujours énumérer à plaisir. Vous avez parfaitement le droit de ne pas lui faire confiance, mais pourtant, sur quoi cela est-il fondé ? Ce qu'il a effectivement entrepris et qui était courageux n'est-il pas supérieur aux erreurs qu'il a commises (et pardon, mais est-ce possible de ne pas en commettre ?) ?

  20. Alice Kerderien

    Il me semble que le débat dévie passablement de la question de fond : les valeurs non négociables de respect de la vie sont bien entendu fondamentales, mais ne sont que les conséquences d'une politique générale. Lorsque l'on se donne le droit de refaire l'ordre du monde comme c'est le cas des idéologies de toutes sortes, et de l'imposer à l'ensemble des hommes, il est normal que la conséquence dans le domaine social soit la redéfinition subjective de la valeur de la vie et de la famille.
    Bruno Anel évoque l'encyclique "Rerum Novorum", écrite par Léon XIII en 1891 : y est exposé le principe de subsidiarité qui sous-tend toute action politique conforme aux enseignements du Christ et de son Eglise. Ainsi, pour la lutte contre la précarité comme dans l'ensemble des domaines de l'action politique, le principe de l'action est la liberté individuelle mise au service de la communauté, et non l'obligation imposée par l'Etat d'une solidarité aussi arbitraire que réduite au simple aspect matériel.