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La capitale des sculptures en Argentine

« Tout à coup, dans un lieu quelconque, tu te trouves avec l’art, tu le touches, tu le sens, tu le vis, tu t’émerveilles… et cela 500 fois de plus. » C’est cette phrase qui introduit la Biennale Internationale des sculptures à Resistencia, la capitale du Chaco, région de l’intérieur de l’Argentine, située à 800 Km de Buenos Aires.


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C’est en 1988 que cela a commencé avec un concours de sculptures en bois. Son grand promoteur c’est le sculpteur argentin Fabriciano Gomez. À chaque fois après le concours, les sculptures restent dans les rues de la ville. Aujourd’hui on peut compter plus de 600 sculptures dans cette ville de 385.000 habitants.

Cette année, du 12 au 19 juillet, une dizaine de sculpteurs ont participé, originaires de plusieurs pays : Allemagne, Autriche, Japon, Turquie, Pologne, Portugal, Porto Rico, Russie, France, Pérou et bien sûr l’Argentine. C’est le Français Thierry Ferreira qui a remporté le premier prix avec son œuvre « Semences cubiques ». C’est l’acier inoxidable qui a été choisi comme matière cette année, car il n’a presque pas besoin de manutention et peut rester ainsi plus facilement à l’air libre.


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Au concours international, s’ajoutent une rencontre des sculpteurs argentins, un concours d’œuvres éphémères et aquatiques, de sculptures en sable, d’œuvres en matériaux recyclables, ainsi que des ateliers pour les enfants, des concerts, des conférences, des pièces de théâtre… c’est un atelier à l’air libre avec des proportions gigantesques !

Pourquoi l’art à ciel ouvert ?

Selon Fabriciano Gomez : « Ce n’est pas facile de mettre les artistes sur la place publique, parce que les artistes sont habitués à travailler dans leur espace, dans leur boule de cristal. (…) Mais ici, le fait de voir ce groupe d’artistes des quatre continents ensemble, c’est un rêve, ou plutôt un objectif, c’est le résultat de beaucoup d’années de travail. »

Être devant un travail de qualité permet de valoriser un métier, une technique, le procédé par lequel la matière devient une œuvre d’art.

L’événement en soi a une valeur pédagogique très importante, il enseigne par lui-même. Fabriciano continue : « En regardant le public, on perçoit combien c’est important d’avoir le privilège d’assister à la naissance d’une œuvre d’art , (…) et pas seulement pour les enfants, nous les adultes nous devons apprendre à apprécier pour pouvoir transmettre des concepts, des idées, (…) c’est important de venir, de voir les étincelles, des choses qu’on n’est pas habitué à voir au quotidien, écouter d’autres langues, des sons différents. Ces rencontres internationales ont un potentiel important ».

Sergio Aquino et Lætitia Benetti 

Les citations viennent de : Acontecer, Informativo Regional de Marcos Juárez, Televisora Regional Unimar S. A. Publié le 22/07/2014

Vidéo officielle de présentation de la Biennale 2014

Trailer du documentaire « Esculturas en Resistencia »

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