Home > Politique > Obama aux pieds de la Vierge Marie

Obama aux pieds de la Vierge Marie

Quelques jours avant le somment du G7, Obama se rendait à l'improviste au sanctuaire marial de Miami, l'ermitage de Nuestra Señora de la Caridad del Cobre. 

 

 

Entre les Etats-Unis et le Pape François, une petite île des Caraïbes continue de faire parler d’elle. Il y a plusieurs semaines, au Vatican, lors d’une visite historique, Raúl Castro rencontrait le Saint Père. Celui-ci offrit au chef d’Etat cubain, une médaille de Saint Martin de Tours invitant le mandataire à prendre soin des plus pauvres. Raúl Castro quant à lui, remit une œuvre d’Alexis Leyva Machado dit Kcho, intitulée « El Macabro », une composition de bateaux en forme de croix au pied de laquelle prie un enfant à genoux, symbolisant la tragédie des migrants.

Jeudi 28 mai, Barack Obama se rendait à l’improviste au sanctuaire marial de Miami consacré à Notre Dame de la Caridad del Cobre, sainte patronne de Cuba. Pourquoi cette visite imprévue que la Maison Blanche elle-même ignorait ? Qu’est-ce qui a pu motiver le président des Etats Unis à se rendre dans ce sanctuaire marial, réplique de l’authentique qui se trouve à Santiago de Cuba ? C'était « en hommage à la diaspora cubaine présente sur le sol américain » et « afin d’honorer également le sacrifice de ces cubains en quête de liberté ». Toutefois, avait-il besoin de se rendre dans un sanctuaire marial ?

Vendredi 5 juin, Cuba devait être effacé de la liste des pays qui soutiennent le terrorisme sur laquelle il était inscrit depuis 1982. Une condition sine qua non de la part du gouvernement cubain pour rétablir les relations diplomatiques avec Washington.

Des rencontres inespérées entre le Vicaire du Christ et deux chefs de nations ennemies depuis plus de cinquante ans, des visites inattendues aussi bien à Rome qu’à Cuba où le Pape se rendra en septembre, le miracle cubain continue. La gratuité du geste d’Obama en reflète l’étonnante réalité. Comment dit-on « gratuité » aux USA ? C’est un mot intraduisible et pourtant le cœur de l’homme y aspire de tout son être au point de franchir les portes d’un petit sanctuaire pour saluer la Reine du Ciel. Pour un président protestant, ce n’est plus un euphémisme.

Autant de motifs pour se réjouir à la veille de ce jubilé de la Miséricorde où celle-ci s’incarne dans des gestes très concrets et à des niveaux tout à fait inattendus.

 

Le commentaire en espagnol du responsable du sanctuaire

Vous aimerez aussi
Le Pape François à Cuba
Cuba : entre deux rives… trois hommes !
Messagers d’espérance à Cuba
Oswaldo Payá, le désir de la liberté

2 Commentaires

  1. Sloub

    Le réalisme du recteur du sanctuaire et son franc parler pour défendre la cause cubaine devant Obama est un grand moment de liberté. Quelle foi!!!