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La pédagogie Jean qui rit : Bougez !

Fondée sur le geste, le rythme et le chant, la pédagogie JEAN QUI RIT élaborée par Marie-Brigitte Lemaire, tente de proposer un développement de l’enfant dans sa totalité. La présence de la pédagogie dans plusieurs pays d’Afrique, en Belgique, au Portugal, au Canada, aux Antilles et au Chili atteste se pertinence. 

Photo : enfants jouant avec les Servantes de la Présence de Dieu
 

Les sources d’inspiration

Au cours de sa première année comme institutrice, Marie-Brigitte Lemaire observe la nécessité que les enfants ont de bouger. Or cela ne cadrait pas avec la manière d’enseigner à l’époque. Elle se met alors en quête d’une pédagogie alternative.

Le nom « Jean Qui Rit » vient d’une exclamation d’un visiteur « Oh, ces enfants ce sont de vrais Jean Qui Rit », faisant allusion au titre de la Comtesse de Ségur : Jean qui grogne et Jean qui rit. Cette pédagogie n’est pas tout à fait une invention car Marie-Brigitte Lemaire s’est inspirée de plusieurs personnes spécialistes en la matière. Elle a fait une synthèse de ce qui existait déjà. Elle connaissait en effet :

  •  la pédagogie Montessori; le Père Marcel Jousse (1886-1961), créateur de l’Anthropologie du Geste, une science étudiant le rôle du geste et du rythme dans le processus d’apprentissage  ;
  • Antoine de la Garenderie (1920-2010), philosophe et pédagogue inventeur de la Gestion Mentale ;
  • Augustin Grosselin, (1800-1878), (suppression) inventeur de la phonominie constata que la réussite scolaire était d’avantage liée à de bonnes habitudes qu’à des capacités particulières ;
  • mais encore, de grandes pédagogues comme Madame Ward, Madame Lubienska de Lenval, et Madame Bugnet, qui développa la méthode de l’écriture gestuée.

 

Principes de la pédagogie

Pour Marie-Brigitte Lemaire, « La pédagogie Jean Qui Rit apporte dans un Cours Préparatoire une éducation personnelle à chaque enfant quant à la discipline du corps grâce à la motricité, quant à l’observation, à l’écoute grâce à la minute de silence, à la concentration, à la précision dans l’écriture et à l’amour du travail bien fait. » 

Dans son jeune âge, l’enfant est plein de vie, il grandit. Il est geste avant d’être parole. Il est, en d’autres mots, kinesthésique, sa mémoire est kinesthésique. L’enseignement veut respecter cet aspect physiologique de l’enfant. Il est donc important de développer non seulement la partie conceptuelle mais aussi la connaissance du réel. Comme le souligne Madeleine Brault, il faut aider l’enfant à ne pas être uniquement cerveau mais avoir aussi les pieds sur terre.

Marie-Brigitte Lemaire écrit à ce sujet : « Jean Qui Rit ajoute à l’enseignement de toujours ce que les enfants attendent le plus : agir avec leur corps, utiliser la « motricité » si présente au jeune âge. (…) Le geste les détend, le rythme les organise, dans leur corps et leur esprit et le chant les épanouit. »

Le geste, le rythme et le chant

Ainsi, la force de cette pédagogie est l’introduction de trois éléments nouveaux que sont le GESTE, le RYTHME et le CHANT. Pour la fondatrice, l’enfant voit, entend et refait. Ainsi, pour la lecture, « il y a un geste à faire pour l’étude de chaque voyelle, puis des consonnes ; ainsi se forment les syllabes simples avec deux gestes qui déclenchent le son. D’où la lecture gestuée qui devient un jeu vivant. De plus chaque lettre de l’alphabet est introduite par une petite histoire dont le héros a son nom qui commence par la nouvelle lettre présentée. Par exemple, la lettre A, c’est Anne qui, heureuse du bouquet de fleurs offert par sa maman pour sa fête, dit « ah ! ». Elle ouvre tout grand la main et dit « A ». »

Le geste, le rythme et le chant sont trois mémoires supplémentaires au service du développement de l’enfant dans sa totalité.

 

L’expérience des enseignants confirme que les recherches autour de cette pédagogie correspondent aux enfants. De fait, il n’y a presque aucun échec scolaire, en incluant des enfants qui ont des difficultés et les enfants manifestent beaucoup d’enthousiasme.

Pour aller plus loin :  https://jeanquirit.wordpress.com

Article rédigé suite à un entretien avec Madeleine Brault. Madeleine Brault a connu la fondatrice Marie-Brigitte Lemaire par l’amitié qui liait leurs deux familles. Elle a commencé à travailler dans une petite école comme répétitrice tout en suivant une session JQR. En 1989 elle commence à aider Marie-Brigitte Lemaire pour donner les sessions JQR. Elle a également contribué à écrire la méthode tant pour les enseignants que pour les mères de famille. Elle a aussi commencé à enseigner le CP avec cette pédagogie.

 

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1 Commentaire

  1. françoise

    Ceux qui veulent aller plus loin peuvent aussi aller sur le blog jepratiquejeanquirit.wordpress.com

    Vous trouverez en détails ce que vous ne faites que survoler…