Home > Fioretti > Diego à la Fazenda do Natal : et l’exclu devint un maitre…

Diego à la Fazenda do Natal : et l’exclu devint un maitre…

Charlotte Poussin est éducatrice Montessori et a été directrice d’une école Montessori jusqu’à la naissance de son cinqième enfant. Elle est l’auteur du « Que Sais-je ? » sur la Pédagogie Montessori et de plusieurs autres livres* sur le sujet. Ancienne volontaire de Points-Cœur, « amie des enfants » à la Fazenda do Natal (Brésil), elle nous raconte l’origine de cette aventure Montessori : un enfant handicapé, rejeté de tous mais accueilli à la Fazenda : Diego. 

Jeunes mariés, mon mari Stanislas et moi avons eu la chance de partir en mission humanitaire pendant 18 mois avec Points Cœur, dans le Nord-Est du Brésil, à la Fazenda do Natal, ferme de brousse qui se situe dans la banlieue de Salvador da Bahia. (1998-1999). Dans ce lieu étaient accueillis quarante à cinquante personnes, surtout des enfants des rues mais aussi quelques personnes fragiles, issues des favelas des alentours. 

Rapidement après notre arrivée, avec l’œuvre Points-Coeur, nous avons eu l’intuition de prendre soin d’un jeune enfant de 11 ans, Diego, porteur de nombreux handicaps. Il avait été abandonné quatre mois après sa naissance, à l'hôpital, où il avait vécu trois ans avant d’être confié à un orphelinat, situé à Simões Filho, près de Salvador da Bahia. Dans cette institution, Diego était abandonné parmi les abandonnées puisque du fait de son handicap il était reclus dans une pièce à part, isolé des autres. Avec trois autres enfants également handicapés, dans une salle qui ne contenait que trois lits à barreaux dont ils ne sortaient quasiment pas, ils étaient comme emprisonnés. 

Diego était posé sur un matelas en plastique dépourvu de draps, ses repas étaient donnés sous forme de biberons, malgré son âge, et son corps, du fait de l’absence de stimulation et de mouvement, s’était atrophié, ses articulations étaient soudées, ses membres étaient recroquevillés, si bien que Diego ne pouvait même pas étendre les jambes, même avec de l’aide. Diego était en somme un enfant enfermé, enfermé dans un orphelinat, enfermé dans une pièce, où il était enfermé dans un lit, où il était enfermé dans son corps, avec aucune relation réelle avec d’autres êtres vivants. C’était révoltant à voir et très attirant aussi, puisqu’on sentait qu’il suffisait de créer une relation pour le sortir de tout cela à la fois. Et de fait, l’appel de Diego a été si fort qu’il nous a inspirés !

 

Diego peu après son arrivée à la Fazenda (1998).  

 

« Apprivoise-moi »

Stanislas et moi visitions tous les enfants de l’orphelinat une fois par semaine et nous passions progressivement de plus en plus de temps dans cette pièce avec ces trois enfants. Notre rôle fut dès lors d’accueillir Diego dans la communauté de la Fazenda, d’être ses premiers interlocuteurs au sein de Points-cœur, et nous savions déjà qu’un an plus tard il serait pris en charge complètement par d’autres volontaires Points-cœur. Mais d’ici là la marche était haute car Diego ne se laissait pas facilement apprivoiser. Il nous a fallu des mois pour créer une relation avec lui. Tout a commencé par une interaction assez exclusive entre Diego et nous deux. Puis la bulle sociale de Diego s’est progressivement ouverte à d’autres personnes. Mais tout commença par une période de deux mois pendant laquelle Diego, qui avait été “livré” par l’orphelinat avec son lit à barreaux, a passé 24h sur 24h avec nous, un couple, un couple qui s’aimait. Et qui en plus portait la vie ! En effet, nous étions dans l’attente de notre fille aînée, Solange. J’étais enceinte de quatre mois lorsque Diego est arrivé dans notre vie. Diego est le premier enfant avec lequel nous avons vécu et dont nous avons été responsables, comme des parents. Et il est né à nouveau à cette époque, en quelque sorte.

De la révolte à l’abandon

Il y avait donc beaucoup d’amour à partager dans notre foyer, beaucoup de joie et d’espoir, et Diego est passé d’un monde à l’autre. Sa première réaction a été violente, aussi paradoxal que cela puisse paraître, cela a été une expression de révolte. Nous étions disponibles pour lui, tout à son écoute, mais soudainement cela lui a fait réaliser qu’il avait été seul jusqu’alors. Stanislas disait que Diego lui semblait être un prisonnier qui avait appris à voir le monde à travers le judas d’une porte, et qui avait perdu l’habitude d’appeler au secours car personne n’avait jamais répondu à son appel. Après des années de silence extérieur, il s’était emmuré dans un silence intérieur, il s’était mis en veilleuse. Et là soudain, Diego s’est révolté et s’est mis à hurler ! Il réalisait que derrière ce hublot, pendant toutes ces années d’isolement, il y avait eu toute cette vie et tout cet amour dont il avait été privé ! Et là tout à coup voilà qu’un couple heureux se mettait tout à son service ! Alors Diego s’est mis à tester cet amour pour savoir si nous étions vraiment bien là pour lui, si on allait vraiment s’occuper de lui. 

Cette première période fut éprouvante, car malgré notre dévouement, Diego criait, s’auto-mutilait, se mordait les genoux et poignets, à en saigner ! Diego hurlait sa révolte et sa rage. Et nous avons enduré… et supporté tout cela grâce à la prière. Nous avons expérimenté la compassion. Notre rôle était d’être là, de rester présents et d’accepter que Diego passe au travers de cela. Puis peu à peu nous nous sommes rendu compte que plus Diego était proche de nous, moins il criait. Nous étions le plus souvent possible en contact physique avec lui. Et puis nous nous sommes mis à le porter continuellement, Stanislas sur le dos, et moi sur les genoux comme j’étais enceinte. Diego s’est littéralement “branché” sur nous, il remplissait son réservoir émotionnel resté tellement vide depuis sa naissance. Au soulagement de tous, petit à petit, Diego s’est apaisé. 

Premières interactions

Ainsi la relation a pu se construire jour après jour sur des bases saines. Nous avons vu son regard apparaître un jour, alors que nous n'arrivions pas jusqu’alors à avoir de contact visuel avec lui car Diego regardait toujours dans le vide et évitait même le regard quand on tentait de le forcer à regarder. Au bout d’un temps nous nous sommes aperçus que Diego suivait l’assiette de son repas du regard quand nous la lui apportions à table lors du repas du soir que nous prenions tous les trois. Nous avons observé que Diego regardait son assiette ! Il regardait !! 

 

Diego avec Stanislas, séance d’initiation à la lecture !

 

Ce soir-là, comme à chaque repas, Diego était impatient de voir arriver son assiette. Il ne souhaitait qu’une chose : être nourri, mais fort de notre découverte nous avions décidé de « jouer » avec son regard ! Nous déplacions l’assiette et il la suivait du regard !! Finalement nous en avons fait un petit jeu amusant et c’est devenu la petite routine, la façon dont on apportait son assiette était toujours un prétexte pour communiquer avec lui. Peu à peu on mettait son assiette entre son regard et le nôtre, et en mettant nos yeux juste au-dessus de l’assiette, surprise ! on réussissait à capter son regard. A partir de ce moment-là, on s’est toujours regardé avec Diego et, malgré le fait qu’il ne parlait pas, et qu’il ne parle toujours pas, nous l’avons toujours compris à travers ses yeux. Avec son regard, Diego a pris une nouvelle dimension.

Diego s’est aussi embelli physiquement au fil des mois, il a cessé de se mordre, progressivement il s’est senti aimé, il a fini par s’accepter. Et nous nous avons chaque jour adapté un peu plus son environnement à ses besoins à lui, sans aucune donnée théorique, mais de manière très empirique, nous avons appris à nous occuper d’une personne « différente ». On se disait “Diego a besoin d’étendre ses membres”, alors on a créé une petite barre de préhension horizontale fixée au mur à laquelle il pouvait s’agripper pour tenir debout et peu à peu étendre ses jambes et ses bras, exactement comme on le fait dans le milieu Montessori pour les tout petits de huit ou neuf mois, pour qu’ils se dressent et s'entraînent à tenir debout. En réalité, Diego avait beau avoir 11 ans, il avait stoppé complètement son développement moteur et freiné considérablement son développement psychique à partir du moment où il avait été abandonné à 4 mois. Il avait donc selon nous approximativement 6 mois d’âge mental, et tout à coup il repartait de là pour grandir auprès de nous. Mais comme il n’avait pas pu profiter à plein des périodes sensibles du développement de l’enfant, dont parle Maria Montessori, et qui sont ces fenêtres d’opportunités pendant lesquelles les enfants apprennent facilement et sont attirés par ce qui leur permet de développer leurs facultés, Diego avait accumulé beaucoup de retard. Comme il n’avait pas pu exploiter ses élans vitaux au moment où cela aurait été bon pour lui, c’était beaucoup plus laborieux et difficile pour lui d’apprendre à bouger et à coordonner ses mouvements, et c’était même, pour certaines choses, devenu trop tard. 

 

Diego avec les enfants de la Fazenda (1998). 

 

Joies et renoncements 

Au jour d’aujourd’hui, Diego a 30 ans et il ne marche pas, tient à peine sa fourchette seul et ne parle pas. Si au début nous avons eu l’impression d’énormément de progrès et avons cru que ces derniers ne s'arrêteraient jamais, nous avons après une dizaine de mois constaté, non sans déception, que Diego stagnait… Il nous a fallu accepter que Diego n’allait pas rattraper tout le retard qu’il avait accumulé. Diego mène aujourd’hui une vie, qui sans être en autonomie, est paisible, avec de grands moments de joie de vivre, qu’il exprime notamment lors des nombreuses fêtes à la Fazenda do Natal, par des battements de mains et des éclats de rire. A la Fazenda, on fêtait tous les anniversaires et le sien en particulier était une grande fête, mais je ne suis même pas sûre qu’il était plus joyeux à son anniversaire qu’à ceux des autres. Lui, ce qu’il aimait, c’était la musique, le fait qu’il y ait un gâteau, le fait que tout le monde soit rassemblé, heureux, détendu. Tout le monde dansait et lui dansait à sa manière : il dodelinait de la tête et battait des mains.

Les mois passaient et nous cherchions toujours à mieux adapter l’environnement de la Fazenda aux besoins de Diego. Ayant compris qu’il ne marcherait pas, et étant donné qu’il devenait plus lourd, nous avons dû trouver une solution, d’autant que notre petite fille était née et qu’elle était souvent dans nos bras ou en écharpe. Et nous avions une autre préoccupation : ouvrir la relation entre Diego et d’autres que nous. Beaucoup d’adultes avaient un peu peur de lui. Nous avons tout misé sur les autres enfants. Mais comment les attirer vers Diego qui ne parlait pas, qui bavait, qui ne se déplaçait pas… ? Pour faciliter son interaction avec les autres enfants, nous lui avons construit une petite charrette de bois munie d’un siège avec un manche et une roue de vélo de chaque côté. Sur les flancs de cette charrette nous avons peint un lionceau, arborant une jolie petite crinière rappelant la belle chevelure bouclée de Diego et nous avons inscrit les mots : “Diego le “leonzinho”. Nous nous sommes promenées à travers toute la ferme en le tirant et nous chantions une chanson que nous avions créée pour lui et qui le faisait parler : « eu sou Diego, tadadi tadadou, menino feliz, batendo palmas, eu sou Diego, venga conmigo, … » (« Je suis Diego, tadadi tadadou, un enfant heureux, qui applaudit, je suis Diego, rejoins-moi… »). Du jour au lendemain, Diego était devenu la mascotte de tous les enfants accueillis à la Fazenda do Natal, qui venaient courir autour de lui pour tirer la charrette et être en contact avec lui et chaque jour Diego était plus en contact avec eux. De fait il battait des mains et riait dès que l’on s’adonnait à ce jeu !

 

Diego et sa fameuse cariole…

 

Diego à l’école

 Et puis Diego est finalement venu à l’école d’alphabétisation, dont j’étais responsable et où j’allais tous les matins tandis qu’il était avec Stanislas et les adolescents à s’occuper d’agriculture. Dans cette école il y avait des enfants de 3 à 14 ans dans la même classe ! Une vraie classe multi niveaux !! Grâce à ce mélange des âges, chacun allait à son rythme et à son niveau, sans qu’aucun enfant ne se sente jugé ou comparé à ses pairs. Une belle ambiance montessorienne ! Les enfants ne savaient pas écrire et lire et étaient tous analphabètes, en revanche ils savaient pas mal compter, car certains venant de la rue avaient eu des expériences où ils avaient dû se débrouiller, voler… ils savaient bien compter les billets ! Dans cette ambiance où tous les enseignements étaient individualisés, Diego s’était très bien intégré. Notre classe formait une petite communauté, une vraie petite société. Certes Diego n’a pas appris à lire, écrire et compter, mais il apprenait à se poser, à observer. Il faisait plaisir aux autres en leur souriant et eux progressaient en empathie et en sympathie vis-à-vis de lui. 

Je pense que si on devait faire un lien entre l’expérience que nous avons vécue mutuellement avec Diego et ce que l’on propose dans un environnement Montessori pour les tout petits, je dirais que ce lien consiste vraiment dans le fait de mettre l’accent sur la qualité de la relation, de donner du temps, de faire confiance… Il ne s’agit pas de techniques, de recettes, mais de laisser le temps au temps, en étant vraiment présent et en adaptant l’environnement aux besoins de chaque enfant ici et maintenant. Des objets, des jeux, du matériel, bien sûr que c’est un plus, surtout lorsqu’on les choisit bien et en bonne quantité, en les proposant au bon moment, mais c’est vraiment d’autre chose dont il est question : l’idée est d’essayer de se mettre au diapason avec l’être qui est en face de nous qui est en pleine auto-construction, en étant conscient qu’il se construira en épanouissant ses pleins potentiels si on lui propose un environnement stimulant et un espace de liberté pour qu’il puisse y choisir des activités. 

 

Diego avec Estefany à la Fazenda en 2006

 

Une mission limitée et essentielle à la fois

Notre mission avec Diego fut celle-ci, d’essayer de voir ce qui pouvait l’attirer et lui plaire et de le mettre à sa disposition en essayant d’intervenir juste ce qu’il faut pour l’accompagner, avec réserve, et ne pas toujours tout faire à sa place du fait de son absence d’initiative. L’initiative est quelque chose que malheureusement Diego à peu développé, malgré nos efforts et ceux de tous ceux qui nous ont suivis à ses côtés. C’est vraiment la triste illustration du fait que quand on laisse se terminer une période sensible sans que l’enfant ait pu acquérir ce à quoi elle servait, (décrites en détail par Maria Montessori, il y a six périodes essentielles entre 0 et 6 ans : les périodes sensibles du langage, de l’ordre, du mouvement, des perceptions sensorielles, de la vie sociale et de la précision), il passe définitivement à côté de la chance de pouvoir l’acquérir. Quand ces périodes sont passées, c’est plus difficile pour le jeune enfant d’apprendre aisément. Diego avait un handicap de naissance, mais c’est surtout l’absence totale de stimulation qui a fait qu’il a eu un véritable retard et une absence d’acquisition de certaines caractéristiques des enfants de cet âge : savoir parler, savoir s’asseoir, se lever, savoir marcher, savoir prendre… Savoir parler, certes Diego ne parle toujours pas avec des mots… mais il parle avec les yeux…Quant à savoir prendre, c’est quelque chose que Diego a fini par savoir faire. Diego n’a jamais l’initiative de prendre un objet mais il saisit ce qu’on lui tend. Diego aime beaucoup manipuler des perles de bois, ce qu’il ne faisait pas encore lorsque nous l’avons rencontré à 11 ans. Un an plus tard il le faisait et il le fait toujours avec grand plaisir, c’est quelque chose qui l’occupe énormément. 

Ce qui a beaucoup permis à Diego de se développer c’est de pouvoir manipuler des hochets, des petits objets faciles à prendre qui faisaient des petits bruits, qui attiraient son attention parce qu’ils avaient des couleurs vives et contrastées. Ce que nous avons beaucoup fait avec Diego pour l’aider à se développer, c’était le contact physique, mais aussi le langage parlé. Nous lui avons beaucoup parlé en ayant un contact visuel profond. Nous lui disions ce qu’on allait faire, lors des changes de couches, pendant les repas, les douches, les déplacements…  Il a fini par être capable de rentrer plus en contact avec les autres. 

Diego, aujourd’hui, est un jeune plein de vie, avec ses joies quand il tape des mains, ses rires, mais aussi sa tristesse parfois lorsqu’il s’ennuie. Il est revenu de si loin, il incarne à mes yeux le miracle de l’amour ! Malgré ses états d’âme, globalement, c’est une personne sereine. Il expérimente une certaine paix intérieure et en offre aux autres. Je suis heureuse d’avoir participé à cela et je pense que lui a participé à la paix que je tente de cultiver en moi, encore aujourd’hui.   

Mon expérience à la Fazenda a amélioré mes capacités à aimer et à m’accepter telle que je suis. Je me souviens de cette parole d’un responsable de l’œuvre Points-Cœur, qui lui aussi a été très touché par l’amour qu’irradiait Diego dans sa faiblesse. Il disait que quand on avait passé du temps avec Diego, ne serait-ce qu’une semaine, on avait vraiment le sentiment d’avoir fait un stage à l’Université de l’Amour, avec Diego comme maître de conférences ! Une véritable école de la confiance et de la patience. En effet, Diego nous a beaucoup appris sur nous-mêmes, sur nos faiblesses, nos blessures, nos peurs, nos difficultés, nos handicaps !  Il a été très patient avec nous, parce qu’il nous a très vite confronté à nos limites ! Nous, en particulier, ce que nous avions beaucoup de mal à vivre, c’était ses cris, et c’est resté quelque chose de difficile pour nous, nous avons gardé cette fragilité… Je pense de toute façon que dans la vie, on peut difficilement imaginer qu’il soit possible d’aimer complètement sans y laisser une part de soi-même. Diego ne vit plus avec nous, mais nous lui avons offert à vie notre résistance aux cris, en plus de toute notre affection et de notre amour. Mais de cela heureusement nous en avons gardé ! Et Dieu sait combien lui aussi nous en a donné !

Nous sommes retournés voir Diego en 2008 avec notre fille aînée Solange qui est née à ses côtés, et ce fut impressionnant de voir qu’il nous reconnaissait et que sans le moindre mot ses yeux nous ont dit tant de choses. C’était poignant et j’espère bien qu’un jour nous aurons l’occasion de le revoir, toujours avec la même émotion.

 

A lire également, de Charlotte Poussin : « L’enfant est l’avenir de l’homme », un regard sur la méthode Montessori

 

 

 

Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-CœurvPoints-Cœur Points-CœurvPoints-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-CœurPoints-Cœur Points-Cœur vPoints-Cœur Points-CœurPoints-CœurPoints-Cœur Points-Cœur vPoints-Cœur Points-CœurvPoints-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur Points-Cœur 

Vous aimerez aussi
« L’enfant est l’avenir de l’homme », un regard sur la méthode Montessori
Brésil : la réforme des dépenses publiques en question
Brésil : une église du XVIIIème siècle restaurée par les villageois
Vik Muniz : recycler le visage

9 Commentaires

  1. ci

    Merci de ce cadeau de rentrée ! Ils sont si nombreux les volontaires à avoir été à l'école de Diego, tant de témoignages, de photos, d'histoires le concernant. Merci Charlotte pour la porte que vous avez poussée et dans laquelle ont pu s'engouffrer des générations de volontaires ! La puissance du simple amour. 

  2. ARNAUD

    Très beau témoignage. A diffuser à tous ceux qui ont connu Diego, se sont consacrés à lui ou qui tout simplement sont passés par la Fazenda. Merci Charlotte pour les nombreux détails donnés dont beaucoup sont inédits.  

  3. Abou-Bâ

    Merci Charlotte Poussin pour cet article qui me fait faire mémoire du temps passé à la fazenda en 2007 avec Diego, où plutôt de l’amitié spirituelle qui est né. Je peux le dire sincèrement, pendant ce temps, Diego c’est occupé de moi ! Il m’a aidé à l’aider, et c’est moi qui a dû se mettre à son école, et comme vous l’avez dit, j’ai : « fait un stage à l’Université de l’Amour ». Ce que je garde précieusement de ses trois mois c’est son regard saisissant, avec lequel il donne ses conférences d’amour, avec lequel il regarde le Saint Sacrement, avec lequel il communique la beauté de son être.

    Longue vie à notre maître !

     

  4. sabatier alix

    Bonsoir Charlotte  et bonsoir à tous 

    Je reviens aujourd'hui même de la fazenda où hier Louis (consacré) a lu ce beau témoignage à table .

    Il l'a fait en traduisant directement en brésilien devant Diégo et les autres et personne ne parlait autour de la table .ce fut un très beau moment qui visiblement à beaucoup touché Diégo qui le lendemain s'est mis à applaudr alors qu'il avait arrêter de le faire depuis Trois ans 

    Bonne année à tous Alix

     

  5. Ursulino

    Obrigada Charlotte por este magnifico testemunho sobre a acolhida de Diego na Fazenda! Obrigada a você e a Stanislas por ter começado essa maravilhosa aventura de amor com Diego. Lembro-me dos primeiros passos que deram com Diego. Ele foi e continua sendo para cada um de nós, que de uma maneira ou outra passamos pela Fazenda, uma luz em nosso caminho interior! 

  6. stanlotte

    gratitude 😉

    Merci pour tous ces commentaires et témoignages!!! 

    Merci Luis d'avoir lu et traduit à la fazenda!! Et merci pour la nouvelle de Diego qui a applaudi! C'est merveilleux.

  7. Hommage à France Gall parti au paradis blanc hier…

    On dirait qu'elle a écrit Diego pour Diego et tous les enfants en souffrance:

    https://www.youtube.com/watch?v=Rkp6-Mmgdbs

     

    extrait d'un site: 

    Diego libre dans sa tête de Michel Berger figure sur l’album Voyou sorti en 1983. Très souvent appelée DiegoDiego libre dans sa tête aurait été écrite par Michel Berger sans que celui-ci ne pense à une seule et unique personne en particulier.

    Il existe toutefois deux grandes hypothèses pour expliquer le sens de Diego libre dans sa tête. L’une voudrait que Michel Berger, en écrivant Diego, ait voulu dénoncer les dictatures sud-américaines des années 1980, notamment celle du tristement célèbre Général Pinochet au Chili ou la dictature des généraux en Argentine. L’autre hypothèse a été un jour, dans une émission télé, envisagé par France Gall elle-même, la femme de Michel Berger. Ce dernier aurait écrit Diego libre dans sa tête comme un hommage aux enfants battus. Le Diego de la chanson serait ainsi chaque enfant maltraité dans le monde, la prison évoquée une allégorie pour désigner la souffrance de l’enfant… France Gall n’a toutefois jamais reparlé de cette explication, même quand certains lui ont demandé de revenir dessus.

     

    « Derrière des barreaux
    Pour quelques mots
    Qu´il pensait si fort
    Dehors il fait chaud
    Des milliers d´oiseaux
    S´envolent sans effort »