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Prix de Lausanne, où la Grâce transfigure corps et mouvements…

Cette année a eu lieu la 47ème édition du Prix de Lausanne, un concours international de danse dont l’objectif est de repérer, promouvoir et soutenir les meilleurs jeunes talents du monde.

 

 

La mission du Prix de Lausanne est de faire découvrir des danseurs exceptionnellement talentueux issus du monde entier et de leur ouvrir les portes des meilleures écoles et compagnies en attribuant des bourses de formation. Les danseurs sont jugés par un jury composé de personnalités de la danse de renommée mondiale

Les organisateurs du concours tiennent également à développer la santé des jeunes danseurs et à leur assurer une formation scolaire adéquate. Ainsi, le président du Jury Carlos Acosta, directeur de la compagnie cubaine Acosta Danza et Médaillé d’Or du Prix de Lausanne en 1990, le rappelle dans son discours lors de la remise des prix : « Pourquoi sommes-nous ici ? Nous sommes ici, car nous avons le devoir de transmettre ce que nous avons appris aux danseurs pour qu’ils soient meilleurs que nous et puissent apporter leur propre contribution au futur monde de la danse. […] Un message à tous ceux qui, pour une raison ou pour une autre, ne sont pas parvenus en finale : peut-être pensez-vous que c’est la fin. Mais en fait, c’est un commencement. Considérez votre carrière comme un long voyage. Certains parviennent à destination avant les autres, mais ne désespérez pas, car cette expérience est un enrichissement. » A noter que tous les professionnels de la danse participant au concours (jury, professeurs,…) le font de manière bénévole.

Les organisateurs tiennent à coeur de récompenser davantage le potentiel que le résultat, les candidats sont évalués tout au long de la semaine du concours de manière très complète : lors de cours collectifs, de séances de coaching particulier et, bien sûr, durant les présentations individuelles officielles sur la grande scène du Théâtre de Beaulieu. Au cours de celles-ci, les candidats présentent aussi bien des variations du répertoire classique que des chorégraphies contemporaines.

Cette année, le concours rassemblait des danseurs particulièrement talentueux. Comme la jeune Américaine Julia Shugart, 16 ans, qui interprète avec une incroyable maturité la variation contemporaine « Solo from Rossini cards » du danseur et chorégraphe romain Mauro Bigonzetti. Sa danse révèle avec tant de réalisme notre humanité moderne à la fois brisée, handicapée, mais aussi habitée d’un grand désir. Il y a dans ses mouvements, jusque dans l’expression de son visage, un réalisme, une vérité presque crue et en même temps une espérance, un désir de rédemption…

 

 

Quant à la Japonaise Sumina Sasaki, elle livre une interprétation fantastique d’Esmeralda (extrait du ballet Esmeralda, Variation de Jules Perrot). A la fois sobre et envoûtante, elle transcende la performance technique, offrant aux spectateurs une danse joyeuse et légère, en accord parfait avec la musique…

 

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