Home > Société > Trans-chirurgie : « J’ai l’impression d’avoir gâché ma vie ». Témoignage de Nathanaël

Trans-chirurgie : « J’ai l’impression d’avoir gâché ma vie ». Témoignage de Nathanaël

Un jeune Américain âgé de 18 ans a subi une intervention chirurgicale pour devenir une femme et un an après, il se rend compte de la terrible erreur : « J’ai l’impression d’avoir ruiné ma vie, ce n’est pas comme ça que l’on résout les problèmes psychologiques ». Le monde dévastateur et terrible des cliniques de « changement de sexe ».

 

Photo : Source

 

Le repentir d’avoir changé de sexe à l’âge adulte est dramatique, mais le remord des adolescents trompés dès leur plus jeune âge est encore plus douloureux. Comme Nathanaël (19 ans) qui, moins d’un an après l’opération d’ablation sexuelle explique en pleurant : « Cette histoire était une terrible idée ! J’ai 19 ans et j’ai l’impression d’avoir gâché ma vie. »

Nathanaël utilise à juste titre le singulier, car dans le monde des rêves individualistes, celui du jeune homme était son choix. Il est dommage que la loi ne l’ait pas empêché d’agir contre lui-même et que la majorité du monde médical soit maintenant en faveur de ces interventions d’automutilation. En fait, le témoignage de Nathanaël n’est pas évoqué par les voix qui dépeignent le monde transsexuel comme un rêve fait de paillettes et de bonheur, mais par  celle de Walt Heyer qui, ayant essayé sur sa peau la tromperie, lutte aujourd’hui pour crier la vérité malgré le bruit dominant qui semble faire taire sa voix. Heyer a récemment écrit dans The Daily Signal : « mon cœur se brise chaque fois que je reçois une lettre d’une personne qui a subi une opération de changement de sexe (ce qui n’arrivera jamais, ed.) et qui regrette, surtout quand il s’agit d’une personne aussi jeune que Nathanaël. »

Avec la permission de Nathanaël, Heyer a voulu raconter son histoire en espérant que le témoignage guidera ceux qui croient pouvoir résoudre leurs problèmes psychologiques de la même façon, afin qu’ils changent d’idée. Nathanaël dit qu’il a été intimidé par les hommes dans les écoles primaires parce qu’il était sensible et qu’il préférait jouer à des jeux de filles. Quand il a grandi, il a découvert la pornographie sur Internet, il a entendu parler du transgendérisme, et comme il le dit : «  j’étais persuadé qu’il s’agissait de mon identité ». Ainsi, à l’âge de 14 ans, il confie sa conviction à sa mère qui l’amène prendre rendez-vous avec un médecin. Après cela, poursuit Heyer, « il a commencé à voir le médecin une semaine après son 15e anniversaire et, à la manière dont il décrit les années qui ont suivi son adolescence, je dirais que se rendre à cette clinique ne l’a pas aidé dans sa vie ». Nathanaël écrit : « A partir de ce moment, j’ai petit à petit rompu avec tout ce qui existait autour de moi, jusqu’à ce que je reste à la maison, à jouer aux jeux vidéo et à aller sur Internet toute la journée. J’ai arrêté de lire, de dessiner et de faire du vélo ». Bref, la clinique, au lieu de l’aider à embrasser sa propre identité masculine pour l’aider à marcher en toute confiance dans le monde, l’a confirmé dans sa confusion, le poussant à se sentir différent et ensuite à tout fuir. « Je me suis isolé – poursuit Nathanaël – dans une cavité d’écho qui soutenait et validait mes mauvaises décisions, car celles-ci aussi, malheureusement, étaient enfermées dans ce trou ». À tel point qu’après 18 ans, le garçon a été opéré pour donner à ses parties génitales une apparence féminine et, à la suite de complications, il a dû subir une nouvelle intervention chirurgicale, puis une troisième chirurgie plastique pour rendre son visage plus féminin.

« Je me suis transformé en fac-similé chirurgical d’une femme, mais je savais que je ne l’étais pas »

L’article poursuit en soulignant que même si un homme persiste à penser qu’il peut changer la réalité à son goût, « un homme ne sera jamais une femme et ne pourra jamais le devenir ». Et bien qu’il soit interdit de le dire dans le régime politiquement correct, il n’y a pas grand-chose à objecter quand la principale victime de cette idéologie est de révéler la vérité inconfortable. Nathanaël écrivit neuf mois après l’opération : « Maintenant que je me suis remis de l’opération, je le regrette. Le résultat de l’intervention chirurgicale semble au mieux être une opération de couture et de coupe à la Frankenstein, et cela me donne une image négative de moi-même. Je me suis transformé en fac-similé chirurgical d’une femme, mais je savais que je ne l’étais pas. Je suis devenu (et je le suis encore en partie) profondément déprimé »

Et si tout le monde courait pour aider le garçon quand il disait qu’il se sentait comme une femme, Heyer souligne que, grâce au consentement avisé, la clinique se lave maintenant les mains. Comme cela s’est passé avec d’autres jeunes qui « ont vécu quelque chose qui les a conduits à ne pas vouloir être ce qu’ils sont et à essayer de devenir quelqu’un d’autre » ; et quand ils ont cherché de l’aide pour surmonter l’angoisse, « l’idéologie sur le genre, les médecins de famille, le personnel de santé, les chirurgiens ont affirmé cette pensée fausse » . La légèreté et l’insouciance typiques de l’idéologie qui ne se soucie que d’atteindre son but se révèle également à travers le témoignage d’une autre jeune femme : Sydney qui « a passé » (comme on dit pour ceux qui subissent ces opérations, ed.) à l’âge de 18 ans. Aujourd’hui, à 21 ans, elle a récemment raconté son histoire dans laquelle elle exprime clairement « l’absence de tout conseil avant de prescrire la puissante hormone masculine, la testostérone, et les effets horribles qu’elle avait, même pour une courte période sur son corps féminin » . L’article décrit ensuite le monde dévastateur et terrible des cliniques de « changement de sexe », les garçons traités comme des femmes et les filles traitées comme des hommes. Expliquer, cependant, que même ce désastre pourrait ne pas avoir le dernier mot sur la vie de ces jeunes, si d’une autre part se trouvent des personnes qui se battent pour la vérité et pour rencontrer les proies fragiles de la bête arc-en-ciel. Heyer lui-même a vécu ce que ces garçons ont vécu, jusqu’à ce que sa foi en Dieu lui fasse embrasser à nouveau fortement son identité, lui donnant la paix qu’il recherchait tant. C’est pourquoi Heyer parle aussi avec espérance de Nathanaël et de Sydney, qui « vivent maintenant l’experience d’une foi ravivée en Jésus et, comme je l’ai vu dans ma vie de transgenre, la foi en Dieu conduit, si on le permet, vers la restauration »

Article traduit de l’italien. L’original a été publié le 5 décembre 2019 sur La Nuova Bussola Quotidiana

Vous aimerez aussi
« Je suis une âme en peine », le chant d’Aynur Doğan pour son peuple kurde
Le Pape François: « donnons à la foi un visage et une chair thaïlandais »
Le Pape François partage l’apostolat de Points-Cœur
Ces miracles que nous vivons parfois, sans le savoir