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Exposition d’Eugenio Cuttica : un regard sur la féminité

De ses débuts tourmentés au silence du regard, le peintre et sculpteur Eugenio Cuttica est parvenu à mettre en lumière l'intériorité et la féminité. A Buenos Aires depuis le 14 avril, prolongée deux fois, l'exposition "La mirada interior", compte déjà plus de 80.000 visiteurs. Regard vers l'intérieur avec ce grand artiste argentin. 

Eugenio Cuttica
Eugenio Cuttica
"La mirada interior", Musée des Beaux Arts, Buenos Aires, Photos dossier de presse.
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Il commente lui-même : "J’ai eu mon époque de la peinture-catharsis, qui était de refléter le démon « Racontes ! »… J’étais arrivé à la limite de l’énonciation. La souffrance, la dénonciation… Mais il y a une limite à développer une sensibilité à partir de là. Pourtant, je croyais qu'on pouvait obtenir davantage de cette surenchère. Mais tout se transformait en une texture dans laquelle on ne pouvait plus rien lire. Quand je me suis rendu compte de cela, j’ai commencé à rechercher ce plus à partir du moins… à me dépouiller, me vider."

Dans une même interview, il précisera : "L’artiste doit être comme une antenne : il reçoit une fréquence qui le traverse. C’est une expérience liée à la mystique, très difficile à traduire en langage verbal."

Il s'agit d'une petite fille nommée Luna

Dans cette dernière étape, plus silencieuse, un thème revient dans presque toutes ses œuvres, comme un refrain : il s’agit d’une petite fille nommée Luna. Elle est le plus souvent debout, dressée sur une chaise au milieu d’un gigantesque et fantastique polyptique représentant un champ de blé ou de fleurs, ou bien près d’un arbre ou encore au côté d’un énorme animal, comme la baleine ou le taureau, ou bien devant un gros rocher opaque, ou au milieu de scènes de personnages en souffrance. Elle est comme un témoin discret et pourtant omniprésent qui nous rappelle, en toute circonstance, selon les paroles de l’artiste : "… cette féminité à l’état pur. Elle est debout sur une chaise, instrument qui représente le trône, le royal. Il faut tenir compte du dualisme du mot "'real", parole qui fait référence à la fois au royal et au réel (en espagnol, les deux se disent « real »). Un état de repos en alerte. Elle est debout, dans une attitude ferme, d’éloquence. C’est la puissance de la tendresse. Avec le regard porté loin vers l’horizon, qui est le regard qui traverse la matière et le formel. Position de la femme samouraï : la délicatesse n’est pas la faiblesse, mais bien une position de force subtile."

La femme moderne porte un lourd fardeau 

La plupart des œuvres parmi les plus récentes de Cuttica présentent des personnes, rencontrées à Buenos Aires ou à New York où l’artiste vit une partie de l’année : la féminité est un thème cher à l’auteur qui explique lui-même la raison de ce choix :  "J’ai peint un tableau qui s’intitule « Dernière Cène de femmes » qui fait référence à la féminité. Je crois que la femme moderne a réussi beaucoup de choses ; mais elle porte également un lourd fardeau. Une mélancolie, comme si elle avait perdu quelque chose. C’est pour cela que j’ai peint une petite fille allongée sous la table, qui représente la vraie féminité qui attend…  Cette vraie féminité est la rédemption qui peut vaincre.

Dans le cas de la femme, une attitude de renoncement amoureux. Je crois que dans la recherche effrénée d’obtenir une position d’égalité, en poursuivant une stratégie de puissance, les femmes ont perdu leur vraie puissance. Elles ont oublié que la douceur peut vaincre la force. En combattant ce qu’elles aiment, celui qu’elles aiment, elles ont perdu leur essence. Quand le mouvement féministe s’est proposé de vaincre le machisme, il l’a fait par des moyens machistes. Le résultat est donc que le machisme, au lieu d’être réduit, a été amplifié. Il n’y a plus un yin et un yang ; il y a seulement le yang. Et nous sommes tous très seuls."

Les citations sont tirées de Eugenio Cuttica : el místico, La nación (Arg.)

Exposition : Eugenio Cuttica, La mirada interior, Musée des Beaux Arts

En espagnol : 

References   [ + ]

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"La mirada interior", Musée des Beaux Arts, Buenos Aires, Photos dossier de presse.
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1 Commentaire

  1. Bislou

    Cet homme, comme il l'explique dans l'interview, est vraiment devenu "ami de lui-même". Il EST. Il vit cette profonde unité intérieur : beauté, liberté, vérité et amour. Tout cela se retrouve de façon si lumineuse dans son art. C'est un vrai bol d'air!!!  tant ce regard est si peu présent malheureusement dans notre monde actuel.  "This is a man 's world" chantait  déjà James Brown, mais il continuait "But it would be nothing, nothing Without a woman or a girl" !