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Cette semaine s’ouvre à Beyrouth jusqu’au 1er juin une retrospective dédiée à l’artiste libanais Hussein Madi [1].

Considéré comme l’un des plus grands artistes arabes, il se forme dans les années 50 à l’ Académie libanaise des Beaux-Arts puis à l’Accademia di Belli Arti à Rome. Calligraphe, dessinateur, peintre, graveur et sculpteur, Madi expose dans de nombreux pays arabes (Liban, Egypte, Irak, Qatar, Jordanie, Kuwait, Dubai, Bahrain) et connaît également un rayonnement international en Italie, en France, en Angleterre, au Japon et au Brésil. Pendant plus de dix ans, entre 1972 et 1987, il forme de jeunes artistes à l’Institut National d’Art de l’ Université Libanaise [2].

 

L’inspiration de Madi repose sur une fervente contemplation de la nature, qui l’amène à la connaissance et au respect de celle-ci. Comme il le dit lui-même : “Il est normal que l’artiste poursuive une relation vivante avec tout ce qui l’entoure, de la nature… aux arbres… aux hommes… à tout. Nous travaillons sur un principe, le principe de la connaissance de la nature. Lorsque l’ on connaît ce principe, la nature entière s’offre pour que nous puissions collaborer, elle et nous, en toute audace, avec une grande connaissance et un grand respect.” [3]

Cette relation vivante à la création, se retrouve dans ses peintures qui sont pour la plupart colorées et joyeuses. Empruntant souvent au registre géométrique, les œuvres de Madi conservent une réellee souplesse et une identité arabe propre avec notamment des représentations de joueurs de oud (luth), ou de princes arabes à cheval.

 

 

 Pia Chedid

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